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C’est quoi ?« L’air des forbans, ils affluent sur toutes les mers, à la recherche du One Piece, le fabuleux trésor laissé par le légendaire seigneur des pirates Gold Roger. »

 

 

Des barbaresques à l’or des galions espagnols, de l’histoire des pirates au récit de l’Ile au Trésor, nous sommes imprégnés d’une même odeur de poudre, de sel. Sur les grandes routes maritimes, entre combats navals et abordages, découvrons la vie de ces hommes assoiffés d’un même et unique but, qui déclencha pendant près d’un siècle la terreur sur la mer : l’Aventure. Pour les écrivains et les illustrateurs, les pirates ont été et son un thème inépuisable.

La Piraterie mise à nue :

Mais qui étaient donc ces pirates omnibulés par l’aventure d’un trésor, ou de richesses espagnoles, ou encore par l’idée de nouvelles terres à conquérir ? Certains diront qu’ils étaient d’audacieux individus, qui réussissaient à exploiter chaque situation ; d’autres pensent qu’ils étaient de cruels brigands de la haute mer, qui semaient la terreur grâce à une violence excessive. Ils pouvaient être tous cela à la fois. Le mot pirate signifiant seulement pilleur maritime. Pirate vient du mot Pirata en latin, et désignaient tous bandits qui parcouraient les mers pour piller. Plus anciennement, on retrouve des origines grecques à ce mot : πειρατης qui vient à son tour du verbe πειραω qui signifie « s’efforcer de », « tenter sa chance à l’aventure ». Mais les pirates se répartissaient néanmoins en groupes « spécialisés ».

Ainsi on distinguait les corsaires qui recevaient des autorités de leur pays une permission officielle de rançonner les navires ennemis pour le compte de l’Etat. La notion de corsaire remonte au commencement de la civilisation, et bien que les moyens techniques aient évolués au cours du temps, ses buts sont restés les mêmes. Ainsi, Malte s’enrichit au travers de l’action des corsaires. La défense de leur foi et l’appât des richesses inspirèrent les luttes sans merci des corsaires maltais contre les barbaresques. Les chevaliers de Saint-Jacques-de-Maltais subventionnaient les campagnes contre les « infidèles » de l’Islam. Le plus souvent eux-mêmes capitaines de leurs navires, portant très haut leur idéal, les chevaliers n’avaient pour but que la lutte contre le Croissant. Mais pouvait-on en dire autant des corsaires maltais, corses, français, venus se mettre sous pavillon de Malte dans l’espoir de mirifiques raids contre les musulmans ? De part et d’autre, la piraterie faisait florès. Les corsaires s’enrichissaient ainsi au travers d’une cause religieuse, ou politique, qui ne les intéressaient pas la plupart du temps. Plus tard, lors de traité de paix, les corsaires se déplacèrent vers l’Océan Atlantique : « Pour la Fortune et pour le Roi ». En 1243, le roi Henri III d’Angleterre dit en ces termes : « Que tout un chacun sache que nous avons accordé et donné […] à Adam Robernolt et William le Sauvage […] liberté de harceler nos ennemis tant sur mer que sur terre […] de telle sorte que les susdits partagent avec nous pour moitié toutes leurs prises. ». Cette véritable licence de piraterie donnait libre cours aux agissements de pirates qui voulant se protéger de leur gouvernement pourchassaient l’ennemi pour s’enrichir. Elle couvrait tous les forfaits. Les corsaires pouvaient piller en toute tranquillité sans sanction. Le roi acquérait gratuitement à la fois un navire et sa part de butin. De « navires de guerre privés » on parla peu à peu de « corsaires ». Profit et patriotisme donnaient ainsi leur raison à la « course » de navires, aussi bien marchand que de guerre. Un corsaire français célèbre : René Duguay-Trouin (1673 – 1736) qui attaquait les bateaux Anglais. Les navires de guerre français étaient petits, rapides et peu coûteux, manœuvrés par 25 hommes environ. Néanmoins le type de navire corsaire ne se limite pas qu’aux bateaux minces et petits. On trouve aussi des Dogres, des Flûtes, des Lougres, des Cotres, des Frégates et des Trois-Mâts

De l’autre côté, les pirates étaient des pillards recherchés et traqués par les grandes civilisations qui contrôlaient le Nouveau et l’Ancien Monde. Ils s’attaquaient à n’importe quel bateau quelque soit sa fonction, son statut et son pays d’origine. C’était généralement les bateaux marchands qui étaient visés. Ainsi la compagnie des Indes perdit bon nombre de bateaux de marchandise, capturés par les pirates. Les bateaux de guerre étaient peu inquiétés par les pirates. Ceux-ci ne les attaquaient qu’en groupe, et voulaient généralement récupérer le navire afin de renforcer leur flotte. Les équipages de bateaux marchands pouvaient être épargnés, si ces derniers ne ripostaient pas contre les pirates. En effet, ceux-ci avaient horreur qu’un navire leur résistât et quand ils réussissaient à l’attraper, le personnel de l’équipage et les passagers étaient souvent « trucider »

 

Les divers sites côtoyés par les pirates :

Dans la mer méditerranée, en particulier durant la Grèce et la Rome antique. La prospérité des grandes civilisations installées sur les rivages de la mer méditerranée et de la mer Egée attira la piraterie. Le paysage marin d’ailleurs s’y prêtait : criques, îlots, et archipels. Ces pirates pouvaient être phéniciens, assyriens, grecques, … On retrouve même une aventure de pirate dans la mythologie grecque, avec l’enlèvement de Dionysos par une bande de pirates qui espéraient lui soutirer une rançon plus que modeste. Cependant le Dieu se fâcha et se transforma en Lion. Il transforma alors les forbans en dauphins, condamnés à goûter l’eau salée de la mer Egée.

Le vent du Nord amène la violence. C’est au XIème siècle que jaillissent de la brume épaisse du nord les voiles Vikings, qui ravagèrent et semèrent la terreur sur les terres côtières du nord de l’Europe. Nul pays riverain ne fut à l’abri de ces guerriers scandinaves qui poussaient leurs incursions loin dans les terres. Ils continuèrent l’œuvre des pirates saxons, qui harcelaient déjà le commerce maritime. Ils naviguaient avec des bateaux léger mais robustes, rapides et faciles à gouverner, qui tenaient admirablement bien la mer.

Au XIème siècle, les croisés venus d’Europe appelaient leurs adversaires musulmans les « barbares ». De là vient le nom de « pirates barbaresques », donné aux brigands de mer de l’Islam. La plupart étaient issus des côtes australes de la méditerranée. Avec leurs galères rapides, les musulmans croisaient sur les routes des navires marchands de Venise et de Gênes à la recherche de main-d’œuvre pour leurs navires ou leurs grands chantiers à terre. Les pirates barbaresques employaient des esclaves pour ramer  sur leurs galères mais non pour se battre. Seuls les janissaires musulmans combattaient les adversaires.

Dans les Caraïbes les boucaniers, ex-chasseurs, brigandaient pour eux-mêmes ou prêtaient main forte- aux flibustiers, ces marins dévoyés dans la piraterie. Réputée pour ses légendes de la piraterie, la mer des Caraïbes attirait les aventuriers et les pirates par sa promesse de richesses fabuleuses. A l’origine, les Caraïbes incluaient de parties de terre ferme, tel que le Pérou et le Mexique.

Les galions espagnols parcouraient, selon les dires, par milliers la mer des Caraïbes transportant milles trésors qui brûlaient les yeux de ceux qui les capturaient. Les Caraïbes, c’était donc l’Empire Espagnol du Nouveau Monde, qui s’étendaient des Amériques du Nord et aux Amériques du Sud, avec ses îles et ses terres fermes.

Les trésors Incas et Aztèques dérobés par les Espagnols, poussèrent les Européens à venir s’enrichir, de façon plus ou moins honnête, en mer des Caraïbes.

Contre les puissants galions Espagnols les perfectionnements du canon de mer anglais marquèrent un point contre la défense de ces bateaux.  Le canon, qui pouvait tirer des boulets de 20 Kg à 1500 mètres devait tout changer, contrecarrant les abordages massifs espagnoles.

Les divers instruments utilisés par les Pirates :

Mieux se battre, mieux manœuvrer, mieux fondre sur sa proie, mieux la saborder en évitant le maximum de perte, tels furent les atouts des pirates. L’instinct se mélangeant à la science, leur capacité de navigation était redoutable, mais restait généralement rudimentaire. Bon sens, connaissances à acquises lors de maintes tempêtes et traversées, le flair et la chance s’aidait l’un l’autre. Les pirates parvenaient ainsi à localiser leurs proies. Pour tout instrument nautique une boussole, une arbalestrille (capable de dégrossir la latitude) et une carte « piratée » à bord de quelques prises sur laquelle non seulement figuraient les routes usuelles, mais la position des havres et des forteresses. Les autres instruments que l’on pouvait retrouvés sont :

Un diagramme du système solaire.

Un abaque, calculateur de marées à partir des phases de la lune.

Une longue-vue, datant de 1690.

Des compas, dont l’écartement des pointes permettait de reporter les mesures relevées sur l’échelle d’une carte.

« Le sac du pirate navigateur » : un cadran, une boussole, une embase du style axe et un style axe.

Un marteau solaire, destiné à mesurer la hauteur du soleil sur l’horizon à midi.

Un éclair fulgurant, une déflagration, un nuage de fumée, voilà un canon qui vient de parler. Les pirates possédaient bon nombre d’armes pour parvenir à êter maître d’un bateau.

Ils utilisaient :

Un sabre d’abordage, avec une lame large, épaisse et assez petite, qui permettaient de se battre même dans la confusion, n’étant pas handicapé par sa longueur.

 

Un mousquet, n’ayant rien à voir avec le fusil de boucanier. Le mousquet, parfois évasé en tromblon à la sortie du canon est une vrai canon à mitraille faut pour se débarrasser de plusieurs ennemis sur le pont d’un navire. L’intérêt est de ne pas avoir besoin de tirer.

 

Un court poignard, pour achever l’adversaire.

Une hache, utile pour monter à l’abordage le long des coques glissantes, elle permettait également de tuer son adversaire en un coup. On abattait aussi les voiles en tranchant les cordes de la grosseur d’un bras.

Des feux grégeois, étant des pots en terre contenant de la poudre et de la grenaille avec une mèche à allumer.

Des chausses trappes, qui étaient des pointes agencées de telles manières qu’il y en est toujours une qui soit dressée. Elles étaient lancées sur le pont d’un bateau par les assaillants.

Le pistolet à silex, était léger et maniable. L’arme préféré pour les abordages, qui pouvait être utilisé également comme une massue.

Le fusil américain, qui était doté d’un canon long et rayé, permettant de toucher avec précision son ennemi. Cette arme de longue portée était cependant difficile à manier lors d’un abordage, et les tireurs restaient dans le bateau visant les postes importants, tel que le timonier.

Le canon, arme principale d’un bateau, il existait toute sorte de canon, leur taille et leur poids variant selon leur place. Généralement on plaçait les plus gros, pouvant tirer des boulets de 20 Kg à une portée de 1500 mètres sur les flancs du navire. Les boulets ont rarement coulé les gros navires, mais le bois qui vole constitue autant de poignards pour l’équipage. Chauffés à blancs, les boulets provoquent des incendies. Les boulets ramés, c’est-à-dire attachés l’un à l’autre par une chaîne, étaient redoutés, pouvant démâter un « bâtiment ».

Les bourres, indispensables aux pirates pour pouvoir recharger. On les préservait de l’humidité en les fixant dans des boîtes et pour stabiliser la poudre noire dans le fond du canon.

Poire à poudre, contenant de quoi faire partir la balle. La poudre permet l’explosion qui envoie ainsi la balle.